Si vous identifiez une grande fleur rose dans votre jardin, vous pourriez avoir un problème réglementé par la loi.
Malgré ses jolies fleurs roses, la plante nécessite des soins. Il devient très envahissant, provoque des dégâts dans le jardin et attire l’attention par sa taille qui varie de 1,5 à 3 mètres de hauteur.
Les tiges épaisses sont creuses et remplies de sève. Les feuilles allongées ont des bords dentelés frappants, mesurant 10 à 25 centimètres. De juillet à octobre, des fleurs rose vif, violettes ou blanches apparaissent, ressemblant à de petits casques ou à des orchidées.
Une autre marque déposée est les fruits en capsules vertes allongées. À maturité, elles explosent au moindre contact et projettent des graines à plusieurs mètres. Pour cette raison, certains l’appellent une « plante sauteuse ». Chaque fleur génère jusqu’à 800 graines, ce qui rend le contrôle pratiquement impossible et renforce son caractère invasif.

Cette espèce est la baume de l’Himalaya, connue scientifiquement sous le nom deImpatiens glandulifera. L’interdiction ne découle pas de sa toxicité, mais de son potentiel de propagation rapide, de concurrence avec les plantes indigènes, d’affaiblissement des berges des rivières et de modification d’écosystèmes entiers. Depuis 2017, elle figure sur la liste des espèces exotiques envahissantes préoccupantes pour l’Union européenne.
La possession, la culture, le transport, la commercialisation et l’introduction dans l’environnement suivent des règles strictes ou sont interdites selon les pays. En France et dans le reste de l’UE, il est interdit d’importer, de cultiver, de planter, de commercialiser ou de lâcher intentionnellement cette plante dans la nature.
Vaut-il la peine de déraciner la plante si elle apparaît dans le jardin ? Cela dépend de la situation. Les plantes isolées peuvent être enlevées avant la formation des graines, entre juin et début juillet. Il est essentiel d’arracher la plante entière et d’éviter le développement des fleurs. Une fois déraciné, il ne doit pas être composté. Dans le cas de colonies plus importantes, l’idéal est de consulter la mairie locale pour obtenir des conseils appropriés, car un mauvais enlèvement peut aggraver la dispersion des graines.
Quels sont les risques réels à avoir cette espèce dans le jardin ? L’article L415-3 du Code de l’environnement prévoit des sanctions sévères pouvant aller jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende pour quiconque contribuerait à la propagation de la plante interdite. Toutefois, dans la pratique, les inspections des résidences privées sont rares. L’accent est mis principalement sur la commercialisation, l’échange de semences et la plantation volontaire, dans le but de contenir l’expansion. Évitez donc de faire des semis, de donner, de planter ou de vendre de la balsamine.