La victoire de l’équipe féminine brésilienne de volley-ball contre l’Italie en Ligue des Nations, dimanche dernier, ne s’est pas limitée au terrain. Le match a mis fin à la séquence de 39 matchs sans défaite des Italiens et a dominé les conversations sur les réseaux sociaux brésiliens.
Une enquête Nexus montre que le jeu a accumulé 3,4 millions d’interactions – likes, commentaires et partages – sur X, Instagram et Facebook uniquement. Ce chiffre représente une hausse de 2 481% par rapport au match amical de l’équipe féminine de football contre les États-Unis, organisé samedi et qui a enregistré 134 500 interactions.
Sur X, un échantillon de 194 mille mentions en portugais du match de volley-ball, faites par environ 38 mille utilisateurs entre dimanche et lundi, a généré 17 millions d’impressions et plus de 1,4 million d’interactions. La portée était 943 % supérieure à celle du match de football féminin, qui a totalisé 1,63 million d’impressions au cours de la même période de 24 heures.
La répercussion a été si forte que « Itália » était en tête des sujets d’actualité au Brésil lundi matin. Les termes liés au jeu, comme la centrale Diana et l’ailière Ana Cristina – l’un des principaux moments forts de la victoire – figuraient également parmi les sujets les plus évoqués.
La faible performance du football féminin sur les réseaux peut avoir été influencée par le fait que le match amical s’est déroulé en même temps que le match masculin Brésil-Egypte, ce qui a divisé l’attention du public.
Pourquoi le volleyball féminin attire davantage l’attention
Le volleyball féminin brésilien s’est construit une solide base de fans au fil des années, avec des victoires olympiques et mondiales et une présence constante dans les compétitions de haut niveau. La Ligue des Nations, en particulier, a généré des matchs équilibrés et dramatiques, comme le tie-break contre l’Italie, qui amplifient l’intérêt.
Cette différence d’engagement renforce le potentiel du volleyball comme l’un des sports les plus identifiés par les femmes et les jeunes au Brésil, même dans un calendrier de football chargé.