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La Cour d’État inflige une troisième amende à Małgorzata Manowska pour non-respect de sa convocation plénière

Małgorzata Manowska - Reprodção/YouTube
Małgorzata Manowska - Reprodção/YouTube

Le Tribunal d’État a imposé pour la troisième fois une amende disciplinaire de 3 000 zlotys à l’ancienne présidente Małgorzata Manowska. La décision résulte du non-respect répété de l’obligation de convoquer une séance plénière du tribunal, malgré des délais clairs et des déterminations répétées. Le nouveau président, Zbigniew Kapiński, a été chargé de donner suite à cet appel immédiatement.

La sanction est liée au processus d’exclusion du juge Piotr Sak du procès contre l’ancien président du Conseil national de l’audiovisuel, Maciej Świrski. En mars 2026, un panel de trois juges a ordonné à Manowska de convoquer la plénière pour discuter du mécanisme de formation des panels de procès.

Contexte du litige

L’affaire remonte à une requête visant à destituer le juge Piotr Sak. Les juges Przemysław Rosati, Marek Mikołajczyk et Piotr Zientarski ont fixé au 4 avril la date limite pour la convocation, sous peine de sanctions. Manowska ne s’est pas présentée aux audiences prévues et ne s’est pas conformée à l’ordonnance.

A chaque occasion, le tribunal a imposé une amende de 3 000 zlotys et a fixé une nouvelle date. L’audience n’a eu lieu qu’à la fin de son mandat, ce qui a entraîné d’importants retards dans la procédure.

Justice
Justice – Photo : PeopleImages.com – Yuri A/shutterstock

Défense et allégations de motivation politique

Dans sa défense présentée en mars, Małgorzata Manowska a fait valoir que les actions à son encontre étaient de nature politique. Elle a jugé irréaliste l’attente d’une résolution rapide de la question de la nomination des comités à court terme, soulignant les circonstances qui pourraient indiquer une motivation partisane.

Le président du comité de trois membres, Przemysław Rosati, a souligné qu’il s’agissait de la troisième sanction imposée pour non-respect des obligations légales. Il a souligné que Manowska avait encore une fois manqué à son devoir.

Fin de mandat et transition dans le commandement

Le mandat de Małgorzata Manowska en tant que premier président de la Cour suprême et président de la Cour d’État a pris fin le 26 mai 2026. Zbigniew Kapiński a pris ses fonctions et a hérité de la crise imminente. Le tribunal lui a ordonné de convoquer immédiatement la plénière, sans fixer de date exacte compte tenu des nouvelles responsabilités.

La prochaine audience sur l’exclusion du juge Piotr Sak est prévue le 29 juillet 2026. Elle permettra d’évaluer la situation actuelle quant à la convocation ou non de la séance plénière.

Un conflit politique plus large en arrière-plan

Derrière cette affaire se cache une vaste controverse politique sur la responsabilité constitutionnelle de Maciej Świrski. Un groupe de 185 députés a déposé une requête en mai 2024 pour le traduire devant la Cour d’État, l’accusant, entre autres, de ne pas payer les sommes dues aux médias publics. La motion a été approuvée par la commission et le Sejm en juillet 2025.

Les députés du parti Droit et Justice (PiS) ont contesté cette décision et ont fait appel devant la Cour constitutionnelle. Celui-ci a déclaré deux dispositions inconstitutionnelles, mais le Sejm, dans une résolution de mars 2024, a établi que considérer les décisions de la Cour constitutionnelle rendues en violation de la loi pouvait constituer un non-respect du principe de légalité. Depuis lors, ces décisions n’ont pas été publiées au Journal officiel.

Quels changements dans la pratique pour le système judiciaire polonais

La répétition des amendes et les retards occasionnés mettent en évidence les tensions institutionnelles lors de la transition du pouvoir dans le système judiciaire polonais. Le nouveau président est confronté au défi de débloquer des processus paralysés, alors que le débat sur l’indépendance judiciaire et les responsabilités des anciennes autorités persiste. Le résultat de l’audience de juillet pourrait donner le ton à des procès sensibles impliquant des personnalités politiques de la période précédente.

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