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Des entreprises géantes telles que Tesla et Coca-Cola demandent aux États-Unis d’exonérer les droits de douane sur les importations en provenance du Brésil

Tarifas EUA, consumidor
Tarifas EUA, consumidor - Foto: sasirin pamai/ Istockphoto.com

De grandes entreprises américaines, notamment Tesla, Nestlé, Coca-Cola et eBay, ont envoyé des lettres au Bureau du représentant commercial des États-Unis (USTR) demandant que les produits brésiliens ne soient pas inclus dans l’enquête au titre de l’article 301, ce qui pourrait imposer des droits de douane supplémentaires. Les entreprises préviennent que la mesure aurait des impacts négatifs importants sur la compétitivité interne, les chaînes d’approvisionnement et les coûts pour les consommateurs nord-américains. Les déclarations ont été envoyées début juillet, peu avant le début des auditions publiques sur le sujet.

Le secteur des entreprises met en garde contre les risques liés aux nouveaux tarifs

La demande des entreprises intervient dans le cadre de l’enquête en vertu de l’article 301, dans laquelle le gouvernement américain envisage d’imposer des taxes supplémentaires sur les produits en provenance du Brésil. L’USTR, l’organisme chargé de formuler la politique commerciale américaine, propose un droit de douane de 12,5 % et un autre de 25 %. La justification est que le Brésil adopte des pratiques qui « gênent ou restreignent » le commerce avec les Nord-Américains.

Les entreprises affirment cependant que l’imposition de nouvelles barrières commerciales au Brésil pourrait générer une pénurie chronique d’intrants essentiels aux États-Unis. Ils soulignent que le marché brésilien est devenu indispensable pour diverses chaînes de production et de consommation, notamment dans les secteurs avancés et l’agroalimentaire.

Un scénario de tension diplomatique en discussion

Le mouvement économique s’inscrit dans une période de fortes frictions diplomatiques entre les États-Unis et le Brésil. Des documents récents, publiés par Itamaraty, font état d’inquiétudes quant à la possibilité que le gouvernement nord-américain recoure à la « force militaire » contre le territoire brésilien. Ce scénario s’est produit après que les États-Unis ont classé unilatéralement des factions criminelles telles que le First Capital Command (PCC) et le Red Command (CV) comme organisations terroristes internationales.

La semaine précédente, le département du Trésor américain avait déjà gelé les avoirs de deux Brésiliens et de quatre entreprises en raison de liens présumés avec le PCC. Malgré la complexité politique, les entreprises américaines cherchent à dissocier la question commerciale des développements diplomatiques, en se concentrant sur les dommages économiques internes que les droits de douane peuvent causer. Ils soutiennent que les sanctions commerciales imposées aux intrants brésiliens pourraient avoir des conséquences immédiates sur l’économie américaine.

Détails des commandes auprès des meilleures entreprises

Les grandes entreprises ont présenté des arguments spécifiques en faveur d’une exemption des droits de douane, soulignant la dépendance américaine à l’égard des produits et matières premières brésiliens. Les raisons varient du manque de capacité de production interne à l’impossibilité d’appliquer des taxes à certains types de biens.

  • Tesla :Le fabricant de véhicules électriques et de systèmes énergétiques a demandé une exemption pour les intrants industriels importés du Brésil. L’entreprise du milliardaire Elon Musk a expliqué qu’elle investit des milliards pour diversifier sa chaîne d’approvisionnement dans les Amériques, mais que la transition prend du temps. Les intrants clés pour des industries comme les véhicules électriques, la robotique et les batteries ne peuvent pas encore être produits aux États-Unis à l’échelle et à la qualité nécessaires, et taxer rapidement ces produits nuirait aux travailleurs et aux consommateurs américains.
  • Se nicher:Le géant de l’alimentation a demandé l’inclusion du café instantané sans saveur (café soluble) et du collagène bovin dans la liste des produits exemptés. L’entreprise souligne que les grains de café ne peuvent pas être cultivés à une échelle commerciale sur la zone continentale des États-Unis et que le Brésil est le principal exportateur mondial de collagène bovin, essentiel à la demande américaine de produits de santé et de bien-être. Nestlé a également défendu ses pratiques environnementales, mentionnant que 96,7 % de ses chaînes d’approvisionnement en matières premières ont déjà été évaluées comme étant sans déforestation d’ici fin 2025.
  • Coca Cola :Le fabricant de boissons a demandé que le jus d’orange brésilien reste exonéré et que le citron et ses dérivés soient ajoutés à la liste ou bénéficient d’une période de transition. L’entreprise a souligné la baisse drastique de la production d’oranges en Floride, qui est passée de 242 millions de caisses lors de la récolte 2003/04 à environ 12 millions seulement en 2025/26 en raison des maladies et des ravageurs liés au climat. Le Brésil est considéré comme un fournisseur essentiel pour les familles américaines, et le changement de fournisseur d’agrumes nécessite des tests de sécurité alimentaire, ce qui fait des nouveaux tarifs un fardeau supplémentaire.
  • eBay :La plateforme mondiale de commerce électronique a recommandé une exemption catégorique pour les produits d’occasion, d’occasion et d’occasion. eBay a fait valoir que les tarifs sont conçus pour la production industrielle et agricole. Dans le cas d’un produit d’occasion, le fabricant d’origine a déjà été payé, et les frais ne feraient que pénaliser le revendeur et le consommateur à faible revenu. L’entreprise a également souligné l’impossibilité d’exiger des déclarations précises sur le pays d’origine des articles usagés, ce qui engendrerait un coût bureaucratique disproportionné.

Prochaines étapes et décision du gouvernement américain

Des audiences publiques sur les tarifs proposés par le gouvernement américain sur les produits brésiliens sont en cours. L’USTR évaluera les déclarations des entreprises et les informations collectées pour décider de l’imposition de frais. Cette décision aura des implications significatives non seulement sur le commerce bilatéral, mais également sur l’économie nationale américaine et le coût de la vie des consommateurs. Ce processus reflète un équilibre délicat entre les politiques commerciales et les besoins de l’industrie et du marché de consommation.

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