Le PF demande au STF une troisième enquête contre Lulinha, fils du président Lula, pour trafic d’influence
La Police Fédérale (PF) a demandé au Tribunal Suprême Fédéral (STF) d’ouvrir une troisième enquête visant à enquêter sur Fábio Luís Lula da Silva, dit Lulinha, fils du président Luiz Inácio Lula da Silva. Les soupçons qui pèsent sur lui, une nouvelle fois, sont ceux d’un trafic d’influence, selon l’enquête du 3 août 2026.
Enquête sur la corruption au ministère de la Santé
Le 30 juillet 2026, le ministre André Mendonça avait déjà autorisé le PF à enquêter pour savoir si Lulinha était impliquée dans des délits de trafic d’influence et de corruption passive au sein du ministère de la Santé. Cette enquête se concentre sur un prétendu favoritisme envers le lobbyiste Antônio Carlos Camilo Antunes, également connu sous le nom de Careca de l’INSS.
Nouveaux soupçons concernant une entreprise technologique
La nouvelle demande d’enquête fait référence à une éventuelle action de Lulinha au profit des entreprises partenaires. 3Structure It LTDA, une entreprise du secteur technologique, a des contrats avec le gouvernement fédéral d’un montant total de 55 721 051,62 R$ et sont actuellement en vigueur. Certains éléments indiquent que le fils du président a utilisé le nom de Luiz Inácio Lula da Silva pour faciliter les affaires et lever des investissements pour cette entreprise.
Détails sur 3Structure It LTDA et ses contrats
Fondée en 2019 et basée à Florianópolis, 3Structure It LTDA a signé son premier contrat avec le Centre télématique intégré de l’armée en novembre 2022. L’accord initial, d’une valeur de 21,8 millions de reais, prévoyait une solution informatique et de communication de secours pour étendre l’infrastructure de stockage du système télématique de l’armée. En juillet 2026, le contrat a reçu un avenant de 3,6 millions de BRL, augmentant ainsi la valeur totale.
La défense de Lulinha allègue la persécution
La défense de Lulinha conteste ces accusations, affirmant que Fábio Luís est la cible de persécutions parce qu’il est le fils du chef de l’Exécutif. Les avocats critiquent le déroulement des investigations, qu’ils jugent inutiles et motivées par la position du père.
L’avocat Marco Aurélio de Carvalho a exprimé son indignation, déclarant qu’il est “inadmissible qu’une institution aussi importante [que le PF] rende ce type de mauvais service”. Il a reconnu le respect du directeur de la Police fédérale et le renforcement de l’indépendance de l’institution, mais a prévenu que “certains secteurs en profitent inutilement”.
Comparaison avec l’opération Lava Jato
Carvalho a ajouté que “ces secteurs promeuvent la pêche probatoire, qui n’a eu de précédents dans l’histoire du pays qu’avec la soi-disant Opération Lava Jato”. Il a décrit ces actions comme une “véritable traque contre Fábio, qui porte le poids de son nom de famille”, et a affirmé que “s’il n’avait pas été le fils du président Lula, cette enquête n’aurait jamais été ouverte et les précédentes auraient été archivées”.
- Ministère de la Santé:Fábio Luís est soupçonné de trafic d’influence et de corruption dans les négociations liées à l’autorisation de vente de cannabis médical. Cette enquête a été autorisée par le STF.
- Date précédente :Le PF enquête sur les soupçons selon lesquels un homme d’affaires du secteur technologique Dataprev aurait agi avec Lulinha, la “Careca do INSS” et la femme d’affaires Roberta Luchsinger pour tenter de conclure des contrats avec le gouvernement fédéral. Le STF a autorisé cette enquête.
- 3Structurez-le :Le fils du président est soupçonné d’avoir utilisé le nom de Lula au profit d’entreprises partenaires. La demande d’enquête sur cette affaire est toujours en cours d’analyse par le STF.
Enquêtes antérieures impliquant le fils du président
Détails de l’opération sans remise ayant conduit à des violations de confidentialité
Les éléments de preuve qui ont donné lieu aux actuelles demandes d’enquête sont survenus lors des violations de la confidentialité de l’Operação Sem Desconto. Cette opération PF enquête sur un système d’un milliard de dollars de réductions indues et non autorisées appliquées aux retraites et aux pensions de l’Institut national de sécurité sociale (INSS).
Selon la police fédérale, Lulinha aurait utilisé ses relations avec le gouvernement fédéral à la fois pour son propre bénéfice et pour favoriser les personnes intéressées par la vente de cannabidiol, une substance naturelle extraite de la plante de marijuana ayant plusieurs applications cliniques.
L’un des bénéficiaires dans ce contexte serait “Careca do INSS”, un personnage déjà connu pour les enquêtes et les opérations du PF qui l’ont identifié comme l’un des principaux opérateurs d’un système de réductions frauduleuses et de détournement de fonds des retraités et pensionnés.
Le ministre André Mendonça avait également préalablement autorisé l’ouverture d’une autre enquête contre Lulinha. Cette enquête porte sur des soupçons sur son action en faveur d’un homme d’affaires en négociation avec Dataprev, l’entreprise publique chargée de gérer les données des programmes sociaux tels que l’INSS, l’assurance chômage et la Bolsa Família.









