La Cour suprême des États-Unis valide la décision de Trump de mettre fin à la protection des Haïtiens et des Syriens

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Trump - Robert V Schwemmer / Shutterstock.com

Une récente décision de la Cour suprême des États-Unis, rendue publique jeudi, autorise l’ancien président Donald Trump à révoquer les garanties humanitaires qui protégeaient des centaines de milliers de citoyens d’Haïti et de Syrie, leur permettant de résider et de travailler légalement sur le territoire américain.

Conformément à sa position stricte en matière d’immigration, l’administration Trump a activement cherché à mettre fin au statut de protection temporaire (TPS), un programme établi par le Congrès en 1990. Créé avec le soutien des deux partis politiques, le TPS visait à fournir une protection juridique provisoire aux personnes originaires de pays ravagés par un conflit, une catastrophe naturelle ou d’autres situations d’urgence graves, soulignant son rôle historique de mesure humanitaire face à des crises internationales de longue durée.

Le verdict du tribunal, rendu jeudi dernier par six voix pour et trois contre, reflète une nette division idéologique entre les ministres. Cette décision pourrait déclencher l’expulsion d’environ 350 000 Haïtiens et 6 100 Syriens, et les conséquences s’étendraient aux titulaires du statut de protection temporaire de plus de dix autres pays.

Cour suprême des États-Unis – CHBD/ Istockphoto.com

La rapidité avec laquelle les autorités pourront expulser les personnes qui bénéficiaient auparavant d’une protection humanitaire dépendra de l’existence de mandats d’expulsion déjà émis. De nombreux titulaires de TPS n’ont cependant pas ces ordonnances en attente, ce qui leur donne la possibilité de contester légalement leur départ des États-Unis.

En justifiant le vote majoritaire, le juge Samuel A. Alito Jr. a soutenu que la législation fédérale en question empêche le pouvoir judiciaire de remettre en question les décisions de nature administrative, comme la révocation des protections en question.

“La clarté du texte est indéniable, et sa portée interprétative est assez étendue”, a relevé le juge dans son communiqué.

En outre, la Cour n’a pas tenu compte des accusations selon lesquelles la résolution du gouvernement était motivée par une hostilité raciale explicite dirigée spécifiquement contre les Haïtiens.

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