Gianni Infantino regrette le veto sur le visa pour l’arbitre américain de la Coupe du monde

Gianni Infantino

Gianni Infantino - Asatur Yesayants / Shutterstock.com

Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a haussé le ton lors de la conférence de presse officielle tenue ce mercredi à Mexico, avant l’ouverture de la Coupe du monde. Bien qu’il ait demandé aux journalistes de donner la priorité au débat sur le football, le réalisateur a dû répondre à des questions complexes concernant les restrictions à l’immigration aux États-Unis et la politique de prix des billets pour le tournoi.

Le cas le plus emblématique est celui de l’arbitre Omar Abdulkadir Artan, originaire de Somalie, qui a été empêché d’entrer sur le territoire américain par des agents de l’immigration. Le professionnel devait retourner en Turquie, d’où provenait son vol. Face au veto, Infantino a adopté une position de pragmatisme institutionnel, affirmant que la FIFA est une entité sportive et n’a pas de souveraineté sur les forces de police ou sur les décisions prises par les gouvernements nationaux.

L’équipe nationale iranienne a dû déplacer sa base d’entraînement au Mexique

Le contexte géopolitique a également mis la pression sur l’organisation de la Coupe du monde. L’Iran, confronté à un scénario de guerre contre les États-Unis et Israël, a dû faire face à de sévères restrictions bureaucratiques pour garantir sa participation. Bien que les visas des athlètes aient été libérés vendredi dernier, le staff technique de l’équipe s’est vu refuser des autorisations par l’ambassade américaine en Turquie, suscitant des protestations diplomatiques de la part des Iraniens.

En raison du retard dans les publications gouvernementales, la planification logistique de la sélection de l’Iran a été modifiée à la dernière minute. Dans un premier temps, le groupe resterait et s’entraînerait dans la ville de Tucson, en Arizona, aux États-Unis. Face à l’impasse, la délégation a été transférée à Tijuana, au Mexique, où elle a débarqué dimanche dernier. Infantino a célébré la présence du pays dans le tournoi et a rappelé les visites personnelles effectuées à l’équipe pour s’assurer qu’elle participerait à la compétition.

Défense de la relation avec Donald Trump et du marché des billets

Interrogé sur le dialogue avec la Maison Blanche, Infantino a salué le partenariat avec le président Donald Trump, soulignant que le soutien direct du gouvernement américain était fondamental pour rendre viable la structure logistique de la Coupe du monde. Selon le directeur, l’implication du gouvernement fédéral a facilité les premières démarches nécessaires à la tenue du méga-événement en sol nord-américain.

Les prix des billets reflètent le marché local et combattent les scalpers

  • Chiffre initial :Le billet le moins cher pour les matchs coûte 60 dollars, un prix identifié par la FIFA comme le plus bas du marché sportif américain pour des événements de cette envergure.
  • Transfert financier :L’entité la plus élevée garantit que le montant récolté grâce aux ventes sera entièrement reversé au développement du football de base dans les fédérations périphériques.
  • Marché secondaire :La prolifération des plateformes de revente légales a gonflé les prix finaux, mais Infantino a justifié que le maintien des valeurs officielles à un niveau bas ne ferait qu’augmenter la marge bénéficiaire des scalpers enregistrés.
  • Volume vendu :Plus de six millions de billets ont déjà été achetés par les supporters pour les matches de la compétition.

L’ouverture de la Coupe du Monde a lieu ce jeudi au Stade Azteca

Le bal est officiellement lancé pour la Coupe du monde ce jeudi, à 16 heures (heure de Brasilia), avec le choc entre le Mexique et l’Afrique du Sud au stade historique Azteca. Les deux équipes font partie du groupe A du tournoi, qui comprend également la Corée du Sud et la République tchèque. La clôture du premier tour de ce groupe intervient le même jour, à 23h.

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