Dans un geste de respect des préceptes religieux et culturels, la Fédération internationale de football (FIFA) met en place un protocole différent pour arborer le drapeau saoudien lors des Coupes du monde. Contrairement à la procédure standard, qui prévoit l’extension des drapeaux nationaux sur le terrain, le symbole saoudien est maintenu en hauteur, sans contact avec la surface du terrain.
Cette particularité dans le traitement du pavillon saoudien a été constatée à plusieurs reprises. Cette distinction a été constatée, par exemple, lors du match d’ouverture des Saoudiens contre l’Uruguay et, plus récemment, lors du match contre l’Espagne. Lors de ces matches et d’autres, le drapeau restait suspendu dans les airs, sans jamais toucher le sol, démontrant l’adaptation de la plus haute entité du football aux nuances culturelles spécifiques de ses membres.
Le caractère sacré de la Shahada et sa signification dans le drapeau
L’origine de cette détermination est profondément ancrée dans la tradition islamique. Le drapeau de l’Arabie saoudite porte l’inscription de la Shahada, qui représente la déclaration de foi islamique, l’un des cinq piliers fondamentaux de l’Islam. La Shahada est une phrase sacrée qui affirme la croyance en un seul Dieu (Allah) et en le prophète Mahomet comme son messager. Parce qu’il porte un texte d’une telle importance religieuse, le pavillon national ne doit en aucun cas toucher des surfaces considérées comme impures ou inférieures, comme le sol ou l’eau. La FIFA, en accédant à cette demande, reconnaît le profond respect que le peuple saoudien éprouve pour sa foi et le symbolisme contenu dans sa bannière. Ce soin n’est pas seulement un détail, mais une démonstration de diplomatie culturelle qui garantit que la diversité des croyances est respectée sur les grandes scènes du sport mondial, en évitant tout type d’offense ou de manque de respect aux valeurs fondamentales d’une nation participante.
Des précédents et la standardisation du respect culturel sur les pelouses
Le protocole spécial de la FIFA n’est pas réservé à l’Arabie saoudite et reflète une position culturellement sensible que l’organisation a cherché à adopter. Une procédure identique a été mise en œuvre dans les matchs impliquant d’autres équipes avec des drapeaux comportant des symboles ou des inscriptions religieuses, comme ce qui s’est produit le 22 juin 2026 lors du match entre la France et l’Irak. Cette cohérence dans l’application de la règle renforce l’engagement de la FIFA à respecter les particularités culturelles et religieuses des pays qui participent à ses tournois. En établissant et en suivant de tels protocoles, l’entité cherche à garantir un environnement inclusif et respectueux pour toutes les nations, reconnaissant que le football est une plateforme mondiale qui transcende les frontières et nécessite la compréhension de diverses traditions. Ce type d’adaptation démontre la maturité des événements internationaux face à la complexité d’un monde multiculturel.

