La victoire de l’équipe contre l’Écosse laisse présager une véritable Coupe du Monde, avec une organisation tactique et un rapprochement de l’idéal d’Ancelotti
La performance du Brésil contre l’Écosse pourrait être analysée du point de vue des réalisations individuelles notables. Vinicius Jr., par exemple, a démontré une performance digne des plus grandes stars du tournoi. Rayan est apparu comme une alternative précieuse à la position de Raphinha. De plus, la dernière partie de la confrontation a marqué le retour de Neymar sur le terrain de l’équipe brésilienne, après une interruption de près de trois ans.
Cependant, l’impact de l’action collective du Brésil a surpassé, en termes de pertinence, tout génie individuel. Même si le match n’a pas été parfait, le résultat a apporté un soulagement considérable aux supporters, permettant des nuits plus paisibles. Cette accalmie est cependant temporaire et s’étend jusqu’à lundi prochain, lorsque le Brésil affrontera le Japon, les Pays-Bas ou, moins probablement, la Suède.
La performance collective montre un nouveau look pour l’équipe avant les huitièmes de finale
Le joueur légendaire Juan Román Riquelme avait l’habitude de dire que la Copa Libertadores da América commençait réellement en huitièmes de finale. De même, dans cette édition, la Coupe du Monde commence effectivement en huitièmes de finale. Pour le Brésil, il s’agit sans aucun doute d’un nouveau départ. Après des débuts problématiques contre le Maroc et une victoire convaincante mais terne contre Haïti, l’équipe dirigée par Carlo Ancelotti a livré son meilleur match contre l’Ecosse. “Maintenant, nous sommes une équipe”, a déclaré l’entraîneur après le match, soulignant la transformation.
Le premier but et la solidité défensive du Brésil
Le but inscrit dès le début, cadeau du défenseur écossais, a facilité la mise en place d’un scénario favorable pour l’équipe brésilienne. Cependant, tout au long de la confrontation, le Brésil a démontré sa capacité à dicter le rythme et à mener les actions selon sa stratégie, imposant sa supériorité sur le terrain. Même si l’on considère que l’équipe européenne n’est pas composée d’athlètes exceptionnellement talentueux, la solidité défensive présentée par le Brésil mérite d’être soulignée, avec des défenseurs et des latéraux faisant preuve d’une constance impressionnante.
Attributs offensifs et impact des nouveaux joueurs au milieu de terrain
La principale caractéristique de cette équipe brésilienne, la haute pression lors de la récupération du ballon, a fonctionné efficacement. Cela était évident à la fois dans le premier but de Vinicius Jr. et dans un mouvement douteux refusé par l’arbitre. Les contacts légers, presque imperceptibles, ont été systématiquement négligés lors de cette Coupe du Monde, ce qui rend l’annulation surprenante. Mais le Brésil a également fait preuve d’autres qualités offensives dans ce match : il y a eu des approches, des triangulations et des ajustements tactiques qui n’avaient pas encore été observés. Bruno Guimarães et Rayan, choix judicieux d’Ancelotti, ont été déterminants dans cette dynamique. Lucas Paquetá, avec des passes précises, et Matheus Cunha, qui a marqué à nouveau, ont réalisé des performances qui ont consolidé leurs positions dans l’équipe.
Consolider la meilleure performance avec une tête de Vinicius Jr.
Lorsque le Brésil a marqué le troisième but, grâce à Vinicius Jr. qui a dirigé le filet dans un geste qui a embarrassé la défense écossaise, la meilleure performance de l’équipe en Coupe du Monde était déjà confirmée, tant en termes collectifs qu’individuels. L’espoir d’un bon résultat dans le tournoi ressemble désormais plus à un sentiment justifié qu’à une simple attente infondée. Cette performance a apporté la conviction que le travail d’Ancelotti se consolide, reliant l’équipe aux normes d’excellence que l’entraîneur italien prône depuis son arrivée.
Tout au long de la phase de groupes, il a semblé opportun à Ancelotti de réaliser des tests plus audacieux, compte tenu de la prévisibilité du répertoire de la Seleção. Il est cependant indéniable que l’entraîneur a trouvé une formation et, dans les circonstances actuelles, cette équipe n’est pas loin de son potentiel maximum. Surtout, le Brésil a atteint un niveau qui semblait lointain il y a à peine deux semaines : l’équipe atteindra les huitièmes de finale avec beaucoup plus de régularité qu’au début de la Coupe du monde, peut-être même avec une touche d’audace supplémentaire.
















