Autorisation pour l’équipe nationale iranienne d’arriver plus tôt aux États-Unis : le ministère de la Sécurité intérieure donne deux jours pour le prochain match

EUA x Irã - Mario Tama/Getty Images

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Le gouvernement des États-Unis a décidé d’assouplir les règles de voyage pour l’équipe iranienne de football participant à la Coupe du monde, autorisant les athlètes à arriver sur le territoire nord-américain deux jours avant le prochain match. La communication est venue du Département américain de la Sécurité intérieure ce mardi 23 juin.

La délégation iranienne devra toutefois quitter le territoire américain peu après le match de vendredi, qui aura lieu à Seattle, comme l’a expliqué un représentant de l’agence de sécurité. La Fédération iranienne de football, par l’intermédiaire d’un porte-parole, a confirmé que l’équipe quitterait mercredi sa concentration à Tijuana, au Mexique, en direction de Seattle.

Dans un communiqué officiel, le ministère de la Sécurité intérieure a précisé que, pour le troisième match de l’équipe nationale iranienne, prévu le 26 juin à Seattle, une autorisation d’entrée anticipée avait été accordée. Le communiqué renforce le fait que l’équipe iranienne doit quitter le pays le jour même de la fin du match et que les protocoles de sécurité et de routine restent inchangés. Le ministère a garanti son engagement à assurer une sécurité maximale à toutes les personnes impliquées dans le championnat.

Andrew Giuliani, directeur exécutif du groupe de travail de la FIFA à la Maison Blanche, a précisé que la décision faisait partie de la planification. Il a mentionné que l’évaluation des deux premiers voyages serait décisive pour l’octroi du jour de séjour supplémentaire, compte tenu de la durée plus longue des voyages.

L’équipe iranienne a exprimé son mécontentement face aux sévères restrictions de voyage imposées à la délégation, ainsi qu’aux diverses difficultés survenues depuis le début de la guerre. Ce scénario reflète des tensions géopolitiques qui s’étendent parfois aux événements sportifs, créant des barrières supplémentaires pour les délégations de certaines nations.

Avant leurs débuts dans la compétition, l’entraîneur iranien Amir Ghalenoei avait déjà exprimé son mécontentement quant à la logistique qui nécessitait un déplacement immédiat après les matchs. Il a même déclaré que son équipe se sentait « opprimée » par les circonstances.

L’entraîneur de 62 ans a signalé d’autres problèmes, notamment l’attente de l’équipe de passer la nuit à Los Angeles lundi, frustrée par l’imposition d’un retour immédiat au Mexique. L’origine de cette restriction n’a cependant pas été détaillée par Ghalenoei.

Lors des deux premières manches du championnat, disputées à Los Angeles, l’équipe n’a pas obtenu d’autorisation de déplacement avant la veille des affrontements. Il y a eu un déménagement de la base de l’équipe, qui a été transférée de Tucson, en Arizona, au Mexique. De plus, plusieurs managers et membres du personnel de soutien n’ont pas été autorisés à entrer aux États-Unis ainsi que le reste de l’équipe.

Bien qu’il soit d’usage et conformément aux directives de la FIFA que les équipes voyagent un jour avant le match, la délégation iranienne avait formalisé une demande de prolongation de la période. L’objectif était de disposer de plus de temps pour l’acclimatation dans les villes hôtes et pour la récupération physique après les matches disputés.

Après le match de dimanche, qui s’est soldé par un match nul contre la Belgique, le joueur Alireza Jahanbakhsh a exprimé l’espoir que l’équipe puisse se rendre à Seattle de toute urgence. L’intention était de permettre une adaptation adéquate au lieu où l’équipe affrontera l’équipe égyptienne.

“Nous ne demandons rien d’excessif. Nous voulons juste que le traitement standard soit accordé aux 47 autres équipes”, a déclaré l’athlète. Il a également exprimé l’espoir que tous les membres de l’équipe de soutien pourront les accompagner lors des voyages.

Jeudi dernier, la fédération iranienne a annoncé avoir déposé une plainte formelle auprès de la FIFA. L’organisation affirme que son équipe reçoit le traitement le plus défavorable parmi tous les participants à la Coupe du monde 2026.

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