Le prototype ERNEST de la NASA accélère ses évaluations pour les futures missions lunaires et l’exploration de Titan

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rover,NASA - Rawpixel.com/Shutterstock.com

Les scientifiques du Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la NASA utilisent le prototype ERNEST (Exploration Rover for Navigating Extreme Sloped Terrain) dans des essais dans le désert afin d’améliorer les systèmes de mobilité et l’autonomie de l’intelligence artificielle pour les futures expéditions spatiales.

L’agence spatiale nord-américaine, par l’intermédiaire du JPL, a révélé des progrès significatifs dans les tests d’ERNEST, un nouveau modèle de véhicule autonome. Les évaluations les plus récentes ont été menées dans le désert du Colorado, aux États-Unis, en mettant l’accent sur la maîtrise des terrains difficiles.

Le véhicule expérimental a parcouru environ 26 kilomètres en 37 heures de fonctionnement, réparties sur une semaine d’évaluations. L’objectif est de forger des équipements dotés d’une plus grande autonomie et d’une plus grande rapidité, capables d’explorer efficacement les zones difficiles d’accès sur d’autres corps célestes, y compris les régions avec un éclairage difficile comme celles du pôle sud lunaire.

En parallèle, la NASA développe la mission Dragonfly, prévue pour 2034, qui enverra un véhicule aérien sur Titan, la plus grande lune de Saturne. L’expédition vise à étudier la composition chimique et les formations organiques de sa surface dans un contexte spatial éloigné.

Des progrès significatifs dans l’exploration spatiale robotisée

ERNEST, qui signifie Exploration Rover for Navigating Extreme Sloped Terrain, sert de plate-forme pour tester les futurs voyages vers la Lune. Sa structure a fait l’objet d’examens rigoureux dans des scénarios terrestres qui reproduisent les conditions difficiles d’autres planètes et satellites.

Lors de tests effectués dans le désert du Colorado, le prototype a fait preuve d’une dextérité remarquable pour se déplacer sur des surfaces irrégulières, atteignant des vitesses supérieures à celles des rovers Curiosity et Perseverance, actuellement sur Mars. Ce résultat est considéré comme une avancée fondamentale dans l’élargissement des horizons des missions robotiques.

Issa Nesnas, technologue principal au JPL et responsable des expériences, a souligné que l’objectif est d’optimiser la mobilité et l’autonomie des systèmes. Il a déclaré, selon les informations de l’équipe : « Ces tests nous aident à affiner le matériel de locomotion et le logiciel d’autonomie pour parcourir des distances extrêmes, sur une large gamme de terrains et dans diverses conditions d’éclairage attendues sur la Lune. »

curiosité du rover – Artsiom P/Shutterstock.com

En mars 2026, lors de la phase de terrain dans le désert du Colorado, en Californie du Sud, l’équipe du JPL a réalisé ERNEST à différents moments de la journée. Cela comprenait des opérations à l’aube, au crépuscule et la nuit, périodes pendant lesquelles des ombres allongées reproduisaient l’environnement lunaire.

Les améliorations de ces systèmes sont déjà visibles sur les rovers opérant sur Mars. Perseverance, par exemple, effectue la plupart de ses itinéraires de manière autonome, effectuant des contrôles continus pour garantir la sécurité de ses déplacements. Cette compétence permet de parcourir de grandes distances avec une plus grande efficacité opérationnelle.

Pendant ce temps, la NASA a l’intention d’étendre davantage l’application des technologies robotiques à d’autres corps célestes. La mission Dragonfly explorera Titan, la lune saturnienne célèbre pour ses rivières et lacs de méthane, et aura besoin d’une grande autonomie dans ses décisions en raison des longues périodes sans contact avec la Terre.

Selon Zibi Turtle, chercheur au laboratoire de physique appliquée de Johns Hopkins et principal responsable de la mission, l’entreprise n’est pas principalement axée sur la détection directe de la vie. Son objectif est plutôt d’étudier les processus chimiques qui ont précédé le développement biologique de notre planète.

Sur Titan, le véhicule volant passera jusqu’à 16 jours terrestres sur chaque site de recherche avant de se déplacer vers un nouveau point. La mission a le potentiel de fournir des données précieuses pour l’étude d’autres zones du système solaire, comme Encelade, une autre lune qui suscite l’intérêt car elle présente des conditions propices à l’existence de la vie.

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