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Les scientifiques débattent de la manière dont les objets interstellaires pourraient devenir des sources d’engins spatiaux autonomes

Cometa 3I/ATLAS
Photo: Cometa 3I/ATLAS - ESA/Juice/JANUS

En ce 5 août 2026, la communauté scientifique continue de réfléchir sur les possibilités ouvertes par la détection d’objets interstellaires. Au cours de la dernière décennie, les astronomes ont identifié trois corps célestes plus grands que des terrains de football, 1I/`Oumuamua, 2I/Borisov et 3I/ATLAS, qui ont traversé notre système solaire. Ces événements représentaient des opportunités uniques, rétrospectivement, pour la mise en œuvre de dispositifs technologiques, ce que notre civilisation n’a pas encore réalisé.

Ambassadeurs technologiques de la Voie Lactée

Si notre technologie avait été plus avancée, il aurait été possible d’insérer une sonde chez ces visiteurs. De tels objets, comme 3I/ATLAS, se déplacent à des vitesses bien supérieures à celles des cinq sondes artificielles que l’humanité a déjà envoyées dans l’espace interstellaire. Cette capacité de déplacement rapide pourrait permettre aux objets interstellaires qui s’approchent de la Terre, avant que le Soleil n’évapore les océans de la planète dans un milliard d’années, de transporter des centaines de millions de messagers terrestres à travers la Voie Lactée. Ces émissaires technologiques pourraient se camoufler en corps naturels, agissant comme des « chevaux de Troie » pour pénétrer même dans les zones protégées des civilisations extraterrestres.

Ces dispositifs seraient conçus pour s’activer lorsque la lumière d’une étoile proche atteint un niveau habitable, environ un kilowatt par mètre carré. La manœuvre idéale consisterait à séparer le vaisseau hôte interstellaire dans une direction perpendiculaire à l’accélération gravitationnelle au point le plus proche de l’étoile. Une manœuvre d’Oberth, contrairement à la vitesse d’origine du vaisseau, serait le moyen le plus efficace d’utiliser ses moteurs pour ralentir et atteindre l’orbite souhaitée. Par la suite, la recherche de planètes présentant des conditions propices à la vie biologique pourrait permettre une panspermie dirigée, semant la vie sur d’autres mondes.

Les calculs indiquent que des centaines de ces sondes pourraient atteindre la zone habitable des étoiles semblables au Soleil d’ici un milliard d’années. Si une partie des civilisations de la Voie lactée se livraient à une telle activité, toutes les zones habitables de la galaxie pourraient être visitées par des voyageurs technologiques à bord d’objets interstellaires en seulement un dixième de l’âge de la galaxie.

Défis des vaisseaux spatiaux auto-réplicateurs

Une civilisation aux ambitions encore plus grandes pourrait créer des vaisseaux spatiaux auto-réplicateurs qui atterriraient sur des planètes et se reproduiraient à partir de matières premières, comme l’envisageaient John von Neumann vers 1950 et par Ronald Bracewell une décennie plus tard. Cependant, développer un vaisseau spatial auto-réplicant constitue un défi considérable, car il nécessite la capacité d’échapper à la gravité du corps planétaire où se produit la réplication. Cela implique non seulement de construire des usines de semi-conducteurs pour les puces d’intelligence artificielle à partir de ressources locales, mais également de permettre à ces robots de construire leurs propres vaisseaux qui les transporteront vers d’autres systèmes stellaires.

Voie lactée
voie lactée – Stock ouvert 01/Shutterstock.com

Une alternative plus viable serait d’utiliser les objets interstellaires eux-mêmes comme source de matières premières pour la construction d’engins spatiaux. Cette méthode éliminerait la nécessité d’effectuer des atterrissages en toute sécurité et de surmonter ensuite l’attraction gravitationnelle d’une planète. Un objet interstellaire possède déjà les matières premières et se déplace déjà au-dessus de la vitesse de fuite de tout système planétaire spécifique. Au cours de l’histoire de la Voie lactée, une civilisation avancée aurait pu produire des milliards de vaisseaux spatiaux interstellaires à partir de ces objets naturels, à une échelle équivalente à un terrain de football, mille fois plus grande que n’importe quelle charge utile jamais lancée par l’humanité dans l’espace.

Projet Galileo et enquête sur les PAN

Il reste encore à vérifier expérimentalement si cette idée a été réellement appliquée par des civilisations extraterrestres dans notre univers. Cette enquête est l’objectif principal du projet Galileo, dirigé par le professeur Avi Loeb, qui recherche des artefacts technologiques extraterrestres proches de la Terre. Les observatoires Galileo déterminent les distances des objets anormaux grâce à des observations effectuées à partir de trois unités de surveillance, espacées de 10 kilomètres.

Actuellement, le projet analyse les phénomènes anormaux non identifiés (UAP), en comparant les vitesses enregistrées avec celles des objets fabriqués par l’homme.

En parallèle, le Conseil consultatif scientifique de l’UAP (UAPSAC), également sous la direction du professeur Avi Loeb, étudie les données UAP collectées par le gouvernement des États-Unis.

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