Le roi Charles III prie avec le pape Léon XIV dans la chapelle Sixtine dans un geste historique après cinq siècles de schisme anglicanPor Luís Henrique Costa
4 min de leitura
![]() |
Le roi Charles III est devenu, ce jeudi (23), le premier monarque britannique à participer à une prière publique avec un pape, un acte qui ne s’était pas produit depuis cinq siècles. La cérémonie œcuménique inédite, dirigée par le pape Léon
En tant que monarque régnant, Charles III est le gouverneur suprême de l’Église d’Angleterre, une confession religieuse créée par son prédécesseur, le roi Henri VIII, après la rupture avec l’Église catholique romaine en 1534. La séparation a donné lieu au schisme anglican, une étape importante dans l’histoire de la religion chrétienne.
La cérémonie de prière entre Charles III et Léon XIV est considérée comme un geste historique de réconciliation et de rapprochement entre les deux confessions.
Événement historique dans la Chapelle Sixtine et nomination du confrère royal
La prière commune a eu lieu lors de la visite d’État du roi Charles III et de la reine consort Camilla au Vatican. Le service dans la Chapelle Sixtine, site des conclaves papaux, a mis l’accent sur les thèmes centraux de l’unité chrétienne et du souci de l’environnement.
- La visite s’inscrit dans le contexte d’un véritable agenda visant à renforcer les liens internationaux.
- Le monarque et la reine consort ont eu une réunion privée avec le pontife avant la cérémonie publique.
- Le pape Léon XIV a fait preuve d’ouverture au dialogue œcuménique depuis son élection.
Les prières étaient accompagnées d’un héritage musical anglican et catholique commun, avec des hymnes chantés par des membres de la chorale de la Chapelle Sixtine et par des chorales royales en visite, comme celle de la chapelle Saint-Georges du château de Windsor.
Répercussions du dialogue interreligieux
Le palais de Buckingham a souligné la visite comme un « moment important » pour les relations entre les nations et les religions. Le geste de prière publique est un signe puissant de progrès dans le dialogue œcuménique qui s’est construit au cours des dernières décennies entre les dirigeants anglicans et catholiques.
Le Saint-Siège, à son tour, a classé l’événement comme un moment historique dans les relations anglicanes et catholiques, en mettant l’accent sur la recherche d’objectifs communs. Les experts en histoire ecclésiastique soulignent que l’acte va au-delà de la diplomatie, ayant une profonde signification théologique dans la recherche de l’unité.
Le monarque britannique s’était déjà rendu au Vatican à d’autres occasions, avant son accession au trône, alors qu’il était encore prince de Galles, démontrant son intérêt constant pour le dialogue interreligieux. Ces visites comprenaient des rencontres avec des papes précédents tels que François et Benoît XVI.
CharlesIII reçoit les honneurs dans la Basilique
Après la cérémonie dans la Chapelle Sixtine, l’ordre du jour du roi prévoit de se rendre à la basilique Saint-Paul Extramuros, à Rome, pour recevoir l’honneur de « Frère Royal ». Cette reconnaissance souligne l’importance de la visite au Vatican.
Pour cette nomination, un siège spécial a été créé pour le monarque dans la basilique. Ce siège a été conçu pour être permanent et pourrait être utilisé par ses successeurs sur le trône britannique, renforçant ainsi le lien établi. L’initiative suggère que le Vatican espère que ce rapprochement continuera à se développer au cours des prochains règnes, consolidant ainsi le niveau sans précédent de collaboration et de respect mutuel.
Ouverture pour l’unité des chrétiens à l’ordre du jour
La nomination de Royal Fellow est un honneur qui renforce historiquement le lien de personnalités importantes avec la basilique. Le symbolisme de la visite d’État et de la prière commune est une manifestation publique de l’ouverture des deux Églises à l’unité chrétienne, malgré les profondes divisions théologiques et historiques qui persistent. L’accent mis sur les thèmes de l’unité et de l’environnement suggère un programme de collaboration pratique sur les défis mondiaux.
Cette initiative place Charles III dans une position de premier plan en tant que chef religieux qui cherche activement à surmonter les barrières historiques. Son rôle de gouverneur suprême de l’Église anglicane confère à ce geste un poids institutionnel important.
La réunion marque donc une nouvelle ère dans les relations entre la Couronne britannique et le Vatican, passant d’une histoire de tension à une histoire de coopération. La prière commune dans la Chapelle Sixtine sera enregistrée comme un moment décisif dans le mondeuménisme international.







