La comète interstellaire 3I/ATLAS perd 13 % de sa masse et présente des jets complexes après son périhélie, selon Avi Loeb

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3I ATLAS Foto: 3I ATLAS - Foto: ESA

Avi Loeb, astrophysicien à Harvard, a déclaré que la comète interstellaire 3I/ATLAS a une masse de plus de 50 milliards de tonnes. Cette valeur représente au moins un million de fois la masse de 1I/Oumuamua, le premier objet interstellaire détecté. Loeb s’interroge sur la probabilité qu’un corps d’une telle taille arrive si tôt dans le système solaire, en troisième position sur la liste des visiteurs connus.

L’objet a été découvert en juillet 2025 par le système ATLAS et a atteint le périhélie le 29 octobre. Des données récentes indiquent une accélération non gravitationnelle et une perte allant jusqu’à 13 % de la masse d’origine. Les observations post-périhéliques révèlent des jets complexes dans plusieurs directions, sans queue traditionnelle visible.

  • Masse estimée : plus de 50 milliards de tonnes.
  • Comparaison : un million de fois plus gros qu’Oumuamua.
  • Anomalies : éventuellement jets artificiels et absence de coma massif attendu.

Trajectoire et observations récentes

3I/ATLAS suit une orbite hyperbolique, confirmant son origine externe au système solaire. Elle est passée près de Mars en octobre et a atteint son point le plus proche du Soleil à 1,4 unité astronomique. Les images de la sonde chinoise Tianwen-1 capturées depuis Mars montrent une nette activité cométaire.

Des télescopes comme Hubble et des observatoires au sol ont enregistré une lueur bleue et des jets vers le soleil. La sonde JUICE de l’ESA analysera l’objet entre le 2 et le 25 novembre. Les projections indiquent une approche maximale de la Terre le 19 décembre, à 1,8 unités astronomiques, sans risque de collision.

3IATLAS
3IATLAS – Photo : Jack_the_sparow/Shutterstock.com

Hypothèse d’origine artificielle

Loeb affirme que les jets 3I/ATLAS pourraient résulter de propulseurs technologiques. Les vitesses d’échappement des produits chimiques atteignent 3 à 5 km/s, soit dix fois plus élevées que l’éjection naturelle des substances volatiles. Les propulseurs ioniques atteignent 10 à 50 km/s, réduisant la perte de masse de plusieurs ordres de grandeur.

Le scientifique énumère dix anomalies, dont un alignement improbable sur l’écliptique et une composition sans nickel. La perte de masse requise serait minime avec une technologie avancée, inférieure à 1 % du total. Loeb classe l’objet sur sa propre échelle, allant de 4 à 6 en possibilité technologique.

Composition chimique détectée

La spectroscopie révèle la présence de CO2 (87%), de CO (9%) et d’eau (4%). L’Observatoire Swift a identifié l’hydroxyle (OH), indicatif de l’eau. L’absence de queue traditionnelle et de lueur bleue suggère une ionisation ou une source de lumière artificielle.

  • Principaux éléments : dioxyde de carbone dominant.
  • Molécules : cyanure et nickel tétracarbonyle, rares dans les comètes naturelles.
  • Activité : a commencé à 6,4 UA du Soleil.

Surveillance par les agences spatiales

La NASA confirme le comportement des cométaires, mais coordonne une campagne d’observation mondiale jusqu’en janvier 2026. Les sondes Juno et Juice sont positionnées pour des survols en 2026. Les images de novembre montrent une structure complexe de jets, capturées par des observatoires tels que R. Naves.

Le Réseau international d’alerte aux astéroïdes inclut l’objet sur sa liste de cibles prioritaires. Les données JWST mettent à jour la chimie, renforçant les signatures cométaires classiques.

Anomalies post-périhéliques

Après le 29 octobre, 3I/ATLAS a présenté une accélération non gravitationnelle et une réduction de masse de 13 %. Les images du 8 novembre révèlent un réseau de jets sans aucun nuage de gaz massif prévu. Loeb suggère un test définitif : l’absence de coma indiquerait une propulsion non naturelle.

Les observations indiquent une luminosité accrue et une couleur bleutée, compatible avec un moteur chaud ou des émissions de CO+. Le réseau international enregistre des variations de 20% de luminosité depuis novembre.

Perspectives futures des études

La comète réapparaît dans le ciel en novembre, visible en Vierge et en Lion avant l’aube. Magnitude estimée à 12, accessible avec des télescopes moyens. Le départ définitif intervient en 2026, vers Géminis.

La recherche se concentre sur la chimie de l’air interstellaire afin de la comparer avec les comètes locales. La découverte renforce le besoin de télescopes comme Vera Rubin pour détecter davantage de visiteurs.

Janderson é colaborador da redação do Mix Vale, portal de notícias com cobertura de Brasil e mundo. Produz conteúdo nas editorias de economia e benefícios, com foco em informação de serviço para o leitor brasileiro. Escreve para o portal desde 2024

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